22/07/2017

Tout près../ Muy cerca...

Le choix du poème d'aujourd'hui  est dû, en partie, à la lecture  dans un journal local qu'entre vendredi et dimanche dernier, un demi million de passagers sont passés par l'aéroport de Palma de Mallorca, soit 6.800 par heure. De la folie. (Le total des îles Baléares compte un petit million d’habitants)
 
La elección del poema de hoy es debida, en parte, a la lectura en un diario local diciendo que entre el viernes pasado y el domingo, medio millón de pasajeros transitaron por le aeropuerto de Palma de Mallorca. O sea 6.800 por hora. Una locura.
 

Écrit en catalan par le Valencien Josep Piera, j'ai mis la version originale, sa traduction en espagnol et en français.



No cal anar molt lluny.
Ni trepitjar descalç viaranys plens de vidres
ni ofegar-se en el mar per tal de beure llum,
la llum, paraula mítica, metàfora de seny.
Allò que cerques ho tens davant de tu.
Per gaudir un infern no cal prendre vaixell.
No cal anar tan lluny.
Siga cau, siga avenc, drecera, cingle, foc;
no cal fugir enlloc; mira-ho tot prop i a punt:
objectes, cels, mons, paraules,
horitzons, presons, éssers o murs.
No cal anar més lluny.
Només l'esguard i el tacte
aboleixen distàncies.
(...)
 
Cants i encants.
 
Devant chez moi, cet été /Delante de mi casa, este verano

 

 
 

 

Pas besoin d'aller très loin.

Ni de marcher pieds nus sur des chemins semés de verre

ni de se noyer dans la mer pour boire de la lumière,

la lumière, mot mythique, métaphore de sagesse.

Ce que tu cherches est là, devant toi.

Pour jouir d'un enfer pas besoin de prendre un bateau.

Il ne faut pas aller si loin.

Que ce soit un terrier, ou un abîme, un raccourci, des rochers, du feu;

inutile d’échapper nulle part; regarde, tout est près et prêt:

objets, ciels, mondes, mots.

Pas besoin d'aller plus loin.

Seuls le regard et le toucher

abolissent les distances.
 
(...) 

Josep Piera
 

(trad: Colette)

 
 

 

No hace falta ir muy lejos.
Ni pisar descalzo senderos llenos de cristales
ni ahogarse en el mar para beber su luz,
la luz, palabra mítica, metáfora de la sensatez
Aquello que buscas lo tienes ante tí.
Para gozar un infierno no hace falta embarcarse
No hace falta ir tan lejos.
Sea madriguera, sea sima, atajo, risco, fuego;
no hace falta escapar; míralo todo cerca y a punto:
objetos, cielos, mundos, palabras,
horizontes, cárceles, seres o muros.
No hace falta ir más lejos
Solo la mirada y el tacto
anulan las distancias.
Josep Piera
 
(Trad: AH et MAH, gracias)

Commentaires

¡ Es bien, Colette, con todos estos turistas usted puede hacerse muchos amigos y mejorar su alemán y su inglés!

Peut-être le moment de faire du tourisme en sens contraire, une virée au Plat Pays ou dans les pays nordiques ou encore en Islande (très fréquentée aussi il paraît).

Les must, faut oublier.Venise, le Cinque Terre, Dubrovnik, les Baléares et maintenant le Portugal quasi francisé (j’en reviens). sans parler de la Côte d’Azur et j’en oublie, comme dit Piera votre poète d'aujourd'hui, pas besoin d’aller bien loin pour connaître l’enfer…

Enfin bon, si vous vivez un peu à l’intérieur, dans des villages encore authentiques, là où il faut marcher un peu,vous êtes épargnée, presque plus personne. Ai connu cela en Grande Canarie en plein centre montagneux, c’est dire.

Cette fois, pour de bon, je vous souhaite une bonne fin d’été. Le temps d’un bon check-up pour moi, profitez bien de vos petits bonheurs quotidiens, el tiempo este cabrón desfila rápidamente, asi como la buena salud.

Bien à vous.

Hasta la proxima.

Écrit par : Gislebert | 22/07/2017

Hola Gislebert,

La salud surtout; le quotidien, même superbe, devient pénible sans elle. Votre check-up vous rassurera, j'espère.

Pas question de voyager en été pour moi/nous, c'est le moment des récoltes et conserves car nous avons un énorme potager.
Miam les tomates, pastèques et autres...

Merci de votre fidélité, et profitez des bons moments que la vie, qui file et défile, nous offre.

¡Hasta pronto!

Écrit par : colette | 22/07/2017

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