01/07/2017

Glaswen, Murr-Ma, Gezellig et tant d'autres...y tantas más

Adolescente, je prenais un autobus pour aller à l'école, et parfois, -oh rage et désespoir,- surtout quand il neigeait ou pleuvait des seaux, le bus était plein et ne s’arrêtait pas; on disait alors qu'il était "boemvol" (mot flamand). Jamais je n'ai trouvé dans une autre langue un mot qui donne cette idée de plein à craquer.
 
De chica, cogía un autobús para ir al colegio y, a veces, -¡que rabia!- sobre todo cuando nevaba o llovía a cántaros, el bus estaba lleno y no se paraba; decíamos entonces que estaba “boemvol, (palabra flamenca). Nunca encontré en otro idioma una palabra que daba la idea de lleno a rebosar.
 

Chaque langue a ses expressions, ses mots, comme les "tapas" ou "sobremesa" espagnols et j'ai reçu un amusant bouquin intitulé "Lost in translation" de Ella Frances Sanders qui reprend des mots  intraduisibles du monde entier. Il est très joliment illustré et mis en page.
Cada idioma tiene sus expresiones, sus palabras como “tapas” o “sobremesa”- intraducibles. Recibí un libro divertido e interesante titulado “Lost in translation” de Ella Frances Sanders, “un compendio ilustrado de palabras intraducibles de todas las partes del mundo”. Las ilustraciones son preciosas.
En voici quelques-uns:
Aquí van unas palabras:
KOMOREBI: en Japonais, "la lumière qui se filtre à travers les feuilles des arbres".
En Japonés: “La luz que se filtra a través de las hojas de los árboles”
 

 


PISANZAPRA: en Malais, "le temps que tu mets à manger une banane".
En Malayo: “el tiempo que tardas en comerte un plátano”
SAMAR: en Arabe, "Rester éveillé fort tard en passant un bon moment avec les amis".
En Árabe: “quedarte despierto hasta tarde pasando un buen rato con los amigos”

JAYUS: en Indonésien, "Une blague si mauvaise que tu ne peux qu'en rire".
En Indonesio: “un chiste tan malo que no te queda otra que reír”
GOYA: en Urdu, "Se laisser guider par l'imagination jusqu'à ressentir quelque chose de fictif comme réel".
Dejarse llevar por la imaginación hasta sentir algo ficticio como real”

Vous connaissez peut-être le FIKA Suédois, cette réunion autour d'un café et d'une douceur pour passer un moment de relax et bavarder durant des heures…
Tal vez conocéis el FIKA Sueco, esta reunión alrededor de un café con dulces para pasar un momento de relax y chalar horas con los amigos...

Pensez-vous à d'autres?
¿Se os ocurren otras?




En français : http://lamalleauxlivres.com/lost-in-translation-ella-fran...
En español: http://cultura.elpais.com/cultura/2017/01/10/actualidad/1...

Commentaires

Bonjour Colette,

Come sta ? Bel tempo a Maiorca, suppongo ? (Ce coup-ci, on embraye en italien…)

Dans le même ordre d’idées, le Hochachtungsvoll des germanophones dans leur correspondance officielle, que le français s’échine à traduire par des périphrases du type : Nous vous prions d’agréer, Monsieur Madame, nos salutations distinguées… Ce qui ne manque pas de les surprendre et les fait bien rire : ach, ces Franzosen, pourquoi feraient-ils simple quand ils peuvent compliquer…

PS : presque terminé Inès, très emballé, même si on se mélange un peu les pinceaux avec les patronymes des différents personnages. Pense le relire puis enchaîner sur la suite. Vous en reparlerai fin août.

Bien à vous. Plein de pensées positives dans votre thébaïde.

Écrit par : Gislebert | 01/07/2017

Hola Gislebert,


J'ajoute "Hochachtungsvoll" avec plaisir....que de choses dites en un mot, long c'est vrai, mais bien pratique! merci.

Tout va bien dans mon archipel, archiplein. Temps un peu orageux, moins chaud en ce moment. Et à Paris?

Bonne lecture et passez une fin de semaine agréable. Hasta pronto.

Écrit par : colette | 01/07/2017

Le "boemvol" du flamand serait peut-être "knackvoll" en allemand.
J'ai aussi vu "fullsatt" écrit sur un bus en Suède et il était si "boemvol" qu'il ne s'est pas arrêté à son arrêt.

J'aime beaucoup le mot finnois pour "compliqué": "monimutkainen", qui signifie littéralement "avec beaucoup de virages".
Étrangement, "jaloux" se dit " mustasukkainen" = portant des chaussettes noires.
Qu'on ait des idées noires de jalousie... mais les chaussettes ?

Écrit par : Calendula | 01/07/2017

Ah ces virages finnois m'enchantent!
Merci Calendula.

Je réfléchis aux chaussettes noires mais suis assez perplexe moi aussi...;-))

Bon week-end!

Écrit par : colette | 01/07/2017

Mon préféré c'est sans conteste PIZANZAPRA, quoique un peu difficile à placer dans une conversation :-)))

Écrit par : grindesel | 01/07/2017

Jaloux jusqu'aux chaussettes noires, ils voient plus rouge .... :)

Écrit par : Patoucha | 01/07/2017

@ Grindesel, en effet:-)) Commencer une conversation par "Combien de PIZANZAPRA prenez-vous"? serait orignal pourtant...
Bon dimanche Grindesel.

@Patoucha, voilà que ça se complique, hé, hé!
Bonne soirée.

Écrit par : colette | 01/07/2017

Il y a quelque temps, j'avais repéré une description du livre "Lost in translation" dans un journal et je viens de retrouver l'article que j'avais découpé.
Un terme japonais m'avait particulièrement interpelée, parce qu'il désigne un phénomène plus universel que je ne le pensais : tsundoku.
Il s'agit d'un fait qui m'est très familier et qui doit être habituel au Japon, puisqu'il y a un mot unique pour ce qui doit être traduit par une une longue paraphrase en français.
Tsundoku désigne le comportement qui consiste à ne pas lire un livre après l'avoir acheté et de le poser sur la pile des livres non lus de la bibliothèque.
Je me demande s'il existe un terme en japonais (ou dans une autre langue très exotique) pour nommer le fait de ne pas avoir acheté un livre qui pourtant semblait hautement intéressant et de se retrouver à en lire des morceaux choisis par une autre personne qui a effectivement acheté le livre en question ! ;-)))

Écrit par : Calendula | 01/07/2017

Si, si il existe Calendula, Koretto :)

Bon dimanche

Écrit par : Patoucha | 02/07/2017

@Patoucha,

J'ai pensé à "Tsundokolette", parce que c'est Colette qui a mis le sujet sur la table !

Le "tsundoku" me semble assez proche de "sudoku", avec le peu de mots japonais que je connais...

J'ai essayé de chercher les significations, mais c'est très compliqué.

Pour Sudoku, il y a ceci :
« Sūji wa dokushin ni kagiru » (数字は独身に限る?), signifiant littéralement « Chiffre (数字) limité (限る) à un seul (独身) » (sous entendu par case et par ligne). Cette abréviation associe les caractères Sū (数) chiffre et Doku (独) unique

Pour tsundoku ( seulement en anglais):

Compound of 積む (tsumu, “to pile up”) +‎ 読 (doku, “to read, reading”, on'yomi), punning on 積んどく (tsundoku), contraction of 積んでおく (tsunde oku, “to leave piled up”).

On voit qu'il y a Doku et doku ..., qui ont des pictogrammes différents ...
Bref, le japonais est vraiment décourageant !

Écrit par : Calendula | 02/07/2017

Encore un dernier petit mot pour ceux qui aimeraient savoir l'explication des "chaussettes noires " de la jalousie finnoise.

Après une petite recherche, il s'avère que l'explication la plus plausible soit une mauvaise compréhension du suédois, qui remonte à des temps relativement anciens.
En suédois, jaloux se dit "svartsjuka" = malade de noir. Un peu comme la mélancolie, qui est censée être l'humeur de la bile noire.
"sjuka" (malade) sonne un peu comme "sock", "socka" , chaussette.
Et le tour a été joué.
Il faut croire que l'idée d'avancer dans la noirceur, au point d'en avoir les chaussettes assombries, n'a pas rebuté la sagesse populaire. L'image avait sa logique et il n'y a pas eu besoin de vérifier quoi que ce soit.

Cela étant, il y aurait une seconde piste pour renforcer l'histoire des bas et chaussettes noires.
Les articles étymologiques racontent que dès le 17ème siècle, en suédois et en norvégien, il était dit, de façon imagée, des personnes mélancoliques qu'elles portaient des bas noirs.

Écrit par : Calendula | 02/07/2017

Un tout grand merci (pas noir du tout) pour toutes ces recherches et détails chère Calendula.

Parfois je pense à ces piles de livres: les pauvres doivent se morfondre...mais le paradis qu'ils constituent pour nous; même si on ne les lit jamais;-))

Bonne fin de journée, et encore gracias!

Écrit par : colette | 02/07/2017

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