15/04/2017

Fauves dorés / Doradas fieras

 
Sans doute, oui sans doute un billet sur nos 17 lapins nouveaux-nés accompagné d’adorables photos aurait-il été plus approprié en ces jours de Pâques.
Mais non, c’est un poème surréaliste d’Octavio Paz qui m’a étonnée, m'a fait sourire et me demander où il avait été chercher tant de choses à dire sur...deux yeux.
 
Tal vez, sí tal vez una entrada sobre nuestros 17 conejitos recién nacidos , acompañada de fotos muy monas hubiera sido más apropiado en estos días de Pascua.
Pero no, es un poema surrealista de Octavio Paz que me ha sorprendido, hecho sonreír y preguntarme de dónde había sacado tantas cosas que decir sobre...dos ojos.
 
Octavio Paz ( Mexique 1914-1998)
 
Tes yeux 
 
Tes yeux sont la patrie
de l'éclair et de la larme,
silence disert,
tempêtes sans vent, mer sans vagues,
oiseaux prisonniers, fauves dorés endormis,
topazes impies comme la vérité,
automne dans une clairière
où la lumière chante sur l’épaule
d'un arbre, et où toutes les feuilles sont oiseaux,
plage que le matin trouve constellé d'yeux,
panier de fruits de feu,
mensonge nourricier,
miroirs de ce monde, porte de l'au delà,
pulsation tranquille de la mer à midi
absolu qui scintille,
désert.
 
traduction Colette (inspirée par celle d’ E. Dupas )
 
 
Silvana Canetti (Uruguay)
" Los ojos de Ariadna"
 
 
Tus ojos O. Paz
TUs ojos son la patria
del relámpago y de la lágrima,
silencio que habla,
tempestades sin viento,
mar sin olas, pájaros presos,
doradas fieras adormecidas,
topacios impíos como la verdad,
otoño en un claro del bosque
en donde la luz canta en el hombro
de un árbol y son pájaros todas las hojas,
playa que la mañana
encuentra constelada de ojos,
cesta de frutos de fuego,
mentira que alimenta,
espejos de este mundo,
puertas del más allá,
pulsación tranquila del mar a mediodía,
absoluto que parpadea, páramo.
 

Commentaires

Bonjour Colette,

Texte très inspirant, que d'images fortes. J'aime.
Vous avez un coup de coeur pour les fauves ces temps?...
:-D

Bonne fête de Pâques et bonne semaine.

Écrit par : hommelibre | 16/04/2017

Bonjour Colette,

Les yeux sont le reflet de l’âme et les les poètes espagnols ne s’y sont pas trompés. Deux exemples parmi mille autres :

Arias tristes (J.J.Jimenez)

Estrellas, estrellas dulces,
Tristes, distantes estrellas,
sois ojos de amigos muertos ?
(…)
Que se acuerdan de la tierra
Ay, flores de luz del alma !-
Con la primevera nueva ?

Neruda pas mal non plus dans Los versos del capitan

Bella,
no te caben los ojos en la cara,
no te caben los ojos en la tierra.
Hay paises, hay rios
en tus ojos,
mi patria esta en tus ojos (…)

Désolé pour la ponctuation, pas de clavier hispanique…

Bonnes fêtes de Pâques / Felices Pascuas

Gislebert

Écrit par : Gislebert | 16/04/2017

Bonsoir Homme Libre,

Les fauves...oui;-)) De temps en temps un peu d'émotion fait du bien!

J'espère que vous passez d’aussi beaux et bons jours que moi.
Excellente semaine, amicalement.

Écrit par : colette | 16/04/2017

Bonsoir et grand merci Gislebert,

Je connais celui de J.R, Jímenez, si triste, mais n'ai pas de souvenir de celui de Neruda.

Pour vous celui-ci de García Lorca:

LOS OJOS (Suite de los Espejos)

En los ojos se abren
infinitos senderos.
Son de encrucijadas
de la sombra.
La muerte llega siempre
de esos campos ocultos.
(Jardinera que troncha
las flores de las lágrimas.)
Las pupilas no tienen
horizontes.
Nos perdemos en ellas
como en la selva virgen.
Al castillo de irás
y no volverás
se va por el camino
que comienza en el iris.
¡Muchacho sin amor,
Dios te libre de la yedra roja!
Guárdate del viajero,
Elenita que bordas
corbatas!

¡Felices Pacuas igualmente para Usted.

Hasta pronto.

Écrit par : colette | 16/04/2017

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