19/11/2016

Fiat lux

Foto Colette, Puigpunyent nov. 2016

 Dans toute chose il y a une faille. C'est ainsi qu'entre la lumière.

En cada cosa hay un fallo. Así es como entra la luz.

 

There is a crack in everything. That's how light gets in.
 


Paroles chanson Anthem de Leonard Cohen

Commentaires

Depuis votre blog vous veillez sur nôtre âme, Colette.
Pour vous remercier de toujours tant de beauté j'ai écrit ceci pour vous:


Loin du monde et dans le monde
Où règne la paix
Où les guerres d'insectes ne troublent que les herbes fines
Où les enfants dansent entre ombre et lumière
Et préparent des festins de bonheur
Pour nos coeurs affamés
Loin du monde et dans le monde
Sous une feuille, près d'un rocher
Ou d'un feu solitaire
On se parle sans rien dire
On ne sait qui mais toujours
Quelqu'un sent l'air
Et le silence
Les yeux ouverts


Bonne soirée Colette.
Bien à vous.

Écrit par : hommelibre | 20/11/2016

Je garde un silence admiratif et reconnaissant cher Homme Libre.

Merci beaucoup, pour les enfants, pour tous ceux qui ont besoin de la beauté pour combattre le mal.

Bonne journée, amicalement.

Écrit par : colette | 20/11/2016

Admirable poème.
Merci, Colette.

Sous une feuille, près d'un rocher

école de choix également pour écoliers


Aux îles Vent Debout, les îles du plaisir chantions-nous, l'école est remplacée par des concerts d'oiseaux

Schola dirigée par... un préfet des études!

Silence, yeux ouverts à la longue sur soi-même en premier comme dans un miroir d'où à la longue

authenticité laquelle rapproche de soi-même au point de couler de source...
ce qui rapproche également d'autrui quel qu'il soit.

Appelons du ciel feuilles et rochers à l'intention de ceux qui de l'éloignement des élites creusent les fossés au lieu de réparer les dégâts d'une condition dite humaine qui ne nous permet pas du tout de naître égaux.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 20/11/2016

Merci beaucoup Myriam, s'unir au chant des oiseau, bien sûr.

Écrit par : colette | 20/11/2016

Oui, Colette, mais en ce dimanche en contemplation devant la belle photo accompagnant ce poème "présent", don gratuit, de même, le point blanc, ce rond ou "point" en haut à droite lumière représente une hostie d'autrefois promesse d'on ne savait quoi

Aurions bien voulu pouvoir croire en Dieu, Mais...

Je voudrais, Colette, insister. Nous ne naissons pas égaux

Prise de conscience indispensable à un changement réel de société

Quand chacun aura mal à la souffrance d'autrui - qui jurerait que personne n'y prend plaisir? - alors des chants non de "Maldoror" mais d'Amour renaîtront... à commencer par des "chants d'enfants pour les enfants" chants dans le respect du monde fabuleux, enchanté de l'enfance... en environnement adapté c'est-à-dire, sans exagération, "revu et corrigé"!

Écrit par : Myriam Belakovsky | 20/11/2016

Myriam, je pensais justement aux Chants de Maldoror il y a quelques jours, ainsi qu'à Antonin Arthaud, et à ces poètes qui ont exploré la face sombre de l'humain. Peut-être en réaction à un positivisme excessif d'une époque, à une image sociale cachant parfois d'autres facettes moins glorieuses, ou aux "bonnes guerres" du passé. Il y a une forme d'Homme Révolté dans ce courant, socialement utile, mais aussi des dérives, une culture de l'ombre pour l'ombre, une culpabilisation même du voyage vers la lumière.

Peut-être faut-il commencer à prendre de la distance par rapport à cet héritage, tout en gardant quelque part ce regard cruel sur soi, pour ne pas oublier.

Écrit par : hommelibre | 20/11/2016

hommelibre,

Le regard cruel sur soi n'appellerait-il pas un regard cruel sur l'autre?

Plutôt tacher de(se) connaître, comprendre mieux, soit auto empathie sans pour autant se vautrer dans la souffrance du présent comme de l'avant...

Introspection non culpabilisatrice morbide pathologique

Profondeur psychologique

Histoire de notre passé: familles, rencontres

Union, accueil (maternel, en prime, d'une grossesse dans la joie ou subie (avec conséquences pour l'enfant atteint en ses systèmes nerveux et cardiaque

(pour le christianisme, Marie, tel que raconté, la situation commune, "banale"! à tant de femmes... Marie avait-elle appelé de ses vœux l'enfant Jésus, "appel de la vie à la vie", Khalil Gibran, ou obéi (l'Annonce faite à Marie dite de l'Ange Gabriel) à ce qu'on lui avait enseigné être Dieu?

Recherche importante en vue d'un dialogue constructif avec l'islam, l'islam acceptant "à son tour" d'analyser la vision de Mahomet

Incroyables diktats dits religieux traditions familiales et sociétales

Tellement incroyablement nombreux ceux qui pourraient soupirer quant à leur enfance, pour ne parler que de leur enfance: "Vous qui passiez à côté de moi sans me voir...!

Écrit par : Myriam Belakovsky | 20/11/2016

Je vous ai bien comprise Myriam, et les inégalités à la naissance sont inévitables. Où tous ensemble nous pouvons agir, c'est à les réduire le plus possible après. Ce qui n'est pas la ligne adoptée par les politiques en ce moment, mille fois hélas.
Même si nombre d’associations, de bénévoles et professionnels de tous bords s'y emploient, les écarts semblent se creuser.
Vous parlez d'empathie, de dialogues constructifs et je ne peux qu'abonder dans votre sens, bien sûr!

Merci pour vos interventions, bonne soirée.

Écrit par : colette | 20/11/2016

Myriam,

sans m'en rendre compte j'ai fait référence à la cruauté selon Antonin Artaud (sans H, sorry pour précédemment). Il a développé la notion de théâtre de la cruauté.

Wiki résume:
"Selon Antonin Artaud, pour pouvoir échapper à ce « monde qui glisse, qui se suicide sans s’en apercevoir »1 et à l’ « atmosphère asphyxiante dans laquelle nous vivons »2, il faut que le théâtre redevienne « grave »"

"Derrière « cruauté » il faut entendre « souffrance d'exister »."

Cruauté comme regard lucide sur soi, sans culpabilité – la culpabilité peut encore cacher le fond à nos propre yeux et se transformer en apitoiement. Bienveillance douloureuse, peut-être?

Il y aurait pas mal à développer.

Écrit par : hommelibre | 21/11/2016

hommelibre,

"Il y aurait pas mal à développer", en effet.

A propos de cruauté, sans avoir oublié comment Artaud passa pour être fou après avoir volontairement basculé une table à une terrasse... je ne puis changer de sujet en constatant que ceux qui soutiennent les élites, leur mépris du peuple, arrogance, etc. se prononcent pour précisément Juppè dont on a écrit qu'il est du côté des élites.
Ce qui reste à être confirmé.
On lit tant de choses.

Sûr et certains, en revanches, souffrance d'exister pour les uns, non pour les autres.

Aux premiers la joie de vivre par la sécurité avec en conséquence la stabilité qui ne sauraient exclure maintes peines affectives ou autres.
Maladies.

aux seconds sous-vie ou survie

avec ce que tout psy autorisé confirmera. Sous-vie ou survie, la pensée se dégrade.

Intéressant, soit dit en passant, de connaître tant soit peu la mentalité des auteurs de certains blogs selon non les commentaires qu'ils acceptent de passer mais les autres occultés alors que les commentaires en question, en voyant par soi-même, respectent les règles du jeu.

Egalement démantelée avec animosité la foi, non la superstition, mais la foi qui donne précisément confiance et courage aux moins privilégiés.

Animosité, toujours, de la part de personnes qui n'ont pas cheminé comme il est indiqué dans les évangiles qui n'ont jamais, les évangiles, interdit le quant à soi ou le for intérieur.

Jamais la Bible, première alliance dite Ancien Testament, n'a empêché les croyants d'être riches mais une partie des fortunes (Jacques Attali en l'un de ses livres sur Les juifs, le monde et l'argent a donné le pourcentage des richesses individuelles qui doit inconditionnellement revenir aux pauvres) et Paul, en ses épitres, précisait "Pas de pauvres en nos communautés" ce qui peut hors frontières ou "murs" dits religieux s'interpréter "Pas de vivants accablés par sous-vie ou survie.

Nous vivants, tous, sommes appelés à nous développer ce qui ne se peut pas ou que fort médiocrement, pire des choses, et dangereuse, sans moyens.

Il faut particulièrement veiller à ne pas utiliser la culture pour disperser l'attention en édifiant des défenses ("pratiques", commodes, arrangeantes) éloignant ou déconnectant le public lettré ou "technique", scientifique avant tout (les applications?!) de la réalité.

En s'imaginant marcher au sein de l'admirable sous-bois accompagnant le poème apporté par Colette on réalise qu'à ces souffrances de "sans-dents" entre autres, on peut se sentir appelé à y penser et chercher pour voir quoi faire.
Comme disait sœur Emmanuelle confrontée aux souffrances d'autrui "il faut faire quelque chose!" la compassion, selon le Dalaï lama doit être et se pratiquer "active" (se presser le cœur en disant "pauvres, pauvres gens!" aux pauvres gens ne fera jamais "belle jambe"!

Bonne journée.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 21/11/2016

D'accord avec vous Myriam:

ce sous-bois, cette lumière et cette paix, appellent à penser et chercher quoi faire pour atténuer la souffrance.

Bonne journée à vous aussi.

Écrit par : hommelibre | 21/11/2016

J'ajoute, Myriam, que la réponse aux différences riches-pauvres peut prendre plusieurs formes. Dans un État organisé c'est l'impôt principalement qui redistribue.

Mais la réponse chrétienne que vous évoquez est aussi très importante et j'y adhère (même si je n'adhère plus à une religion). La conscience individuelle devrait mener au partage – sans appauvrir le riche sinon il ne peut plus y avoir de partage. La richesse n'y est pas vue comme un mal (la parabole des talents est d'ailleurs explicite sur ce point) mais un fait que notre humanité (ou n'importe comment qu'on l'appelle) doit équilibrer.

Dans l'ensemble je suis d'accord avec votre développement.

Écrit par : hommelibre | 21/11/2016

hommelibre,

J'ai noté que depuis la chute du communisme en Russie soviétique la crainte disparue... partout il y a eu et sévit depuis la régression sociale.

Comme le suggèrent vos lignes on ne peut pas tout avoir quand d'autres n'ont rien.

Jésus lui-même avait des amis riches et toute personne, Edmond Kaiser, pour prendre un exemple connu de moi, sait à quel point il y a des riches extrêmement généreux.

Tout en admirant ceux qui ont donné et donnent si peu que ce soit.
Les versets évangéliques rapportant la générosité d'une femme, une "pauvresse"! donnant de ce dont en fait elle a besoin, l'émerveillement du Christ à ce sujet vont parfaitement dans votre sens.

Mais, puisque je puis ajouter deux lignes sans abuser, la vision du point de lumière du sous-bois accompagnant le poème apporté par Colette peut évoquer ce que nous voyions à l'école du dimanche protestante pour les petits à propos de la manne dans le désert.

En fait il s'agissait sans doute de baies de tamaris utilisées en pâtisserie mais il fait bon comme recommandé par les évangiles de revenir juste une seconde, un instant de grâce comme "lorsque nous étions petits enfants"!

Merci une fois encore à Colette ainsi qu'à vous-même, hommelibre.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 21/11/2016

Souffrant d'un problème de vue ces temps j'ai commis une erreur attribuant un poème d'homme libre à Colette.

"Dans toute chose il y a une faille. C'est ainsi qu'entre la lumière." paroles chanson d'Anthem de Leonard Cohen Publié dans ballade Majorque présenté par Colette.

Mes excuses.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 21/11/2016

Je ne pense pas qu'Homme Libre en prendra ombrage, Myriam, et j'espère que votre problème de vue ne sera que passager.
Bien à vous et merci pour toutes ces réflexions intéressantes.

Écrit par : colette | 21/11/2016

Pas de souci pour moi Myriam. Cela peut arriver.
:-)

Écrit par : hommelibre | 21/11/2016

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