04/10/2016

Dépasser les clichés / Superar los clichés

Nous ne sommes pas tous des artistes; mais tous nous avons part à la beauté. En réalité, nous sommes tous plus ou moins artistes. Le simple fait de vivre suppose un certain art de vivre. Nous savons par exemple disposer des fleurs pour égayer notre demeure, dresser l'oreille pour écouter un chant d'oiseau, jouir d'un jardin au printemps ou du coucher du soleil sur la mer. Tout cela est bien. Toutefois, si nous voulons dépasser les clichés, dépasser l'habitude de réserver la beauté à seulement quelques moments privilégiés, nous devons apprendre à habiter poétiquement la terre comme l'a proposé le poète Hölderlin. Car la beauté, ce don qui nous est offert sans réserve, est omniprésente. Il faut savoir en capter les plus humbles manifestations. Ces fleurs anonymes qui poussent dans les fentes d'un trottoir, ce rayon de soleil qui soudain fait chanter un vieux mur, ce cheval pensif au milieu d'un pré après la pluie, cet enfant qui offre un caillou coloré à un vieillard sur son banc; ces fragrances et saveurs que la mémoire réveille...
 
Extrait de:
Œil ouvert et cœur battant
Comment envisager et dévisager la beauté
François Cheng.
 
p.53 éd. Poche Desclée de Brouwer
 
 
Foto Colette
 
No todos somos artistas; pero todos participamos a la belleza. En realidad, todos somos más o menos artistas. El simple hecho de vivir supone un cierto arte de vivir. Sabemos por ejemplo disponer flores para alegrar nuestro hogar, aguzar el oído para escuchar un canto de pájaro, disfrutar de un jardín en primavera o del ocaso en el mar. Todo esto está bien. Sin embargo, si deseamos superar los clichés, superar la costumbre de reservar la belleza a sólo unos momentos privilegiados, tenemos que aprender a habitar poéticamente la tierra como lo propuso el poeta Hölderlin. Ya que la belleza, ese don que se nos da sin reserva, está omnipresente. Hay que saber capturar sus más humildes manifestaciones. Esas flores anónimas que crecen en las rendijas de una acera, esos rayos de sol que hacen de repente cantar una vieja pared, ese caballo pensativo en medio de un prado después de la lluvia, ese niño que le regala un guijarro coloreado a un anciano en su banco; esas fragancias y sabores que la memoria despierta...
Trad: Colette
 
(Por lo que veo este librito no está traducido todavía pero os puedo recomendar la lectura tan bonita de “Cinco meditaciones sobre la belleza” del mismo François Cheng.)

Commentaires

Bonsoir Colette, grâce à vos textes je passe un excellent moment. Bravo pour le petit lézard sur la fleur (que je ne connais pas ou n'identifie pas) il fallait le réflexe. A bientôt et portez-vous bien.
PS. Je me suis permis d'enregistrer la photo.

Écrit par : grindesel | 04/10/2016

Bonjour Grindesel, si vous regardez une carte détaillée des Baléares, très près de la côte ouest de trouve une mini île, protégée et inhabitée, qui s'appelle " Sa Dragonera". Une diversité extraordinaire de lézards y habite, en toute tranquillité. J'y ai passé une journée, à ma balader avec une amie sur des sentiers balisés, et le lézard de la photo, une race endémique appelée Podarcis lilfordi. Tiens je vous mets une courte vidéo: https://www.youtube.com/watch?v=wSALnACqmbE

Enregistrez tout ce que vous voulez chère amie, j'aime beaucoup cette photo moi aussi.
Merci et excellente semaine.

Écrit par : colette | 05/10/2016

Merci pour la vidéo, à Geneve les vieux murs en pierre sont devenus rares et cela fait longtemps que je n'ai plus vu de lézards meme si j'habite en dehors de la ville. Bonne semaine à vous.

Écrit par : grindesel | 05/10/2016

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