28/11/2015

Une peintre d'ici / Una pintora de aquí

Une découverte qui m'a enchantée....la peinture de Pilar Montaner

Un descubrimiento que me ha encantado: la pintura de Pilar Montaner


Les milliers de visiteurs qui se rendent à Valldemossa chaque année, attirés par la beauté du paysage mais surtout par l'énorme tam-tam fait autour du court séjour que firent Chopin et Georges Sand à la Chartreuse , ignorent souvent que le Palais du Roi Sancho qui y est accolé fut fin 19º-début 20º un bouillonnant centre culturel et artistique grâce à la fortune et au mécénat de l'avocat et intellectuel Juan Sureda Bimet, et de son épouse, la peintre Pilar Montaner.

Cada año los miles de visitantes que van a Valldemossa atraídos por la belleza del paisaje pero sobre todo por el enorme tam-tam hecho alrededor de la corta estancia en la Cartuja de Chopin y Georges Sand, ignoran, con frecuencia, que el Palacio del Rey Sancho, pegado a la misma, fue al final del siglo XIX, principios del XX un palpitante centro cultural y artístico gracias a la fortuna y al mecenazgo del abogado e intelectual Juan Sureda Bimet y de su esposa, la pintora Pilar Muntaner.
Ninas collint ginesta

Elvira en el jardín de Valldemossa

Née le 13 avril 1876 dans une famille majorquine aisée Pilar perd jeune sa mère et son père l'envoie dans un internat à Madrid. Elle y apprend les premières notions de dessin et peinture.
Mais c'est en 1896 que sa vie bascule quand elle se marie avec Juan Sureda: il vient d'hériter d'une des plus grosses fortunes de l'île et possède, de par sa famille, le Palais du Roi Sancho. 
 
Nacida el 13 de abril de 1876 en una familia acomodada pierde, siendo joven, a su madre y es enviada, por su padre, a un internado en Madrid donde aprende los principios del dibujo y la pintura.
Pero su vida bascula en 1896 cuando se casa con Juan Sureda que acaba de heredar una de las mayores fortunas de la isla y posee el Palacio del Rey Sancho.
Esperant els novis (attendant les fiancés)


Encouragée par son mari, Pilar passe par différents studios de peinture, d'abord dans le style romantique et paysagiste, puis, vers 1901, 1904 par celui du talentueux Sorolla. Elle peint alors des portraits, des scènes de la vie et ses tableaux prennent un air impressionniste.
Animada por su marido, Pilar pasa, primero, por diversos estudios de pintura de estilo romántico y paisajístico, luego, hacia 1901-1904 por el del talentoso Sorolla. Pinta entonces retratos, escenas de la vida y sus cuadros toman un aire impresionista.
 
Catedral de Palma
 


Retrato de Unamuno 1916
Madó Calafata, 1899


Entre temps au Palais du Roi Sancho sont invités  de nombreux intellectuels, poètes, peintres tels que Rúben Darío, Unamuno, Azorín ou Santiago Rusiñol, John Singer Sargent, Joaquín Sorolla, Anglada Camarasa pour n'en nommer que quelques uns.
Entre temps aussi elle peint énormément et a ...11 enfants! Elle voyage, expose, est l'égérie de ses invités qui lui dédient des poèmes, des écrits, des œuvres.
 
Mientras tanto en el Palacio del Rey Sancho son invitados numerosos intelectuales, poetas, pintores. Entre ellos podemos nombrar Rúben Darío, Unamuno, Azorin, Santiago Rusiñol, John Singer Sargent, Joaquín Sorolla, Anglada Camarasa...
Además pinta sin parar y tiene... ¡11 hijos! Viaja, expone y es la musa de sus invitados los cuales la dedican poemas, escritos, cuadros.


Retrato de sa hija Elvira 1919
 
 
 
Les meilleures choses ont une fin et à partir de 1915 la vie insouciante, faite de fêtes et de voyages commence à couler à pic. Folles dépenses et mauvaise gestion de l'héritage. Pilar en souffre d'autant plus que certains de ses enfants, dont sa fille aînée, ont les premiers symptômes de la tuberculose.
Elle se lance alors dans une série de peintures, fortes et surréalistes, de vieux troncs d'olivier, tourmentés, douloureux.
En 1927 ils perdent leur palais et à partir de ce moment elle arrêtera de peindre. Elle mourût en 1961.

Las mejores cosas tienen un fin y a partir de 1915 la vida despreocupada hecha de fiestas y viajes toca a su fin debido a los enormes gastos y a la mala gestión de la herencia. Pilar sufre tanto más cuanto que algunos de sus hijos, entre otros su hija primogénita, tienen los primeros síntomas de la tuberculosis.
Comienza entonces una serie de cuadros fuertes y surrealistas: viejos troncos de olivos, atormentados, dolorosos.
En 1927 pierden el palacio y a partir de entonces cesa la pintura. Muere en 1961.


Danza 1919





 
 
Dolor Humano 1921  

Obras encontradas principalmente aquí http://pilar-montaner.blogspot.com.es/2011/07/cataleg.html
 

22/11/2015

La route de l'argile / La ruta del barro / La ruta del fang

Une matinée à ne pas oublier, un de ces jours, rares, où tout est parfait. Température agréable, doux soleil, une fidèle amie et une excursion dans un village du centre de l'île où la terre est rouge, argileuse, et qui a une longue tradition de poterie; depuis le XVIIº.
Pòrtol


 

 

Una mañana para no olvidar, uno de esos días, raros, donde todo es perfecto.
Temperatura agradable, sol suave, una fiel amiga y una excursión en un pueblecito del centro de la isla donde la tierra es roja, arcillosa, y que tiene una larga tradición de alfarería, desde el siglo XVII.
Pòrtol.
 
 
Les neuf artisans dispersés dans ce petit village se sont unis en 2006 dans une association pour préserver le métier. La “Route de la terre cuite” est bien indiquée.
Partout nous étions seules avec eux, avantage de l'hors-saison, et c'est avec grande bonhomie et gentillesse qu'ils nous ont montré leurs ateliers, les nouvelles créations.
Une fois par an ils organisent une foire dans le plus village d'à côté, Marratxí, et l'affluence y est grande. Écoles, touristes, locaux...coloré et animé.
 
 
Peu de mots, des photos aujourd'hui.
 
 

 

Photo Colette, au tour.


Los nueve artesanos dispersados en ese pequeño pueblo se han unido en 2006 en una asociación para preservar el oficio. La “Ruta del barro” está bien indicada.
En cada sitio estábamos solas con ellos, ventajas de “fuera de temporada”, y es con gran simplicidad y gentileza que nos enseñaron sus talleres, las nuevas creaciones.
Una vez al año organizan una feria en un pueblo cercano: Marratxí. Esos días la afluencia es grande. Escuelas, turistas, locales...vistoso y animado.
 
Pocas palabras hoy, unas fotos.
 
 
 
Photo Colette, l'artisane réalise des mélanges de couleurs
Photo Colette, séchage des pièces

 

Photo Colette

 

 

 

15/11/2015

Un fil de lumière doré / Un dorado hilo de luz

 
 
Aujourd'hui un poème du Majorquin Jaume Mesquida, né à Palma de Mallorca (1948) mais qui a toujours vécu à Manacor (patrie de Rafael Nadal aussi).  
 Il raconte bien l'immense amour des majorquins pour la nature, le vent, la mer, leur île.
Dans le recueil dont j'ai déjà parlé, “Majorque, l'île aux poètes”, il se trouve en Catalan, mais aussi traduit en Espagnol et en Français.
 
Je n'ai pas résisté à l'envie d'en faire une traduction très personnelle;-))
 

Obole de silence I
 
La nuit battit en retraite et laissa intacte la couleur
rouge des cerises.
L'ombre resta prisonnière dans la jarre de terre.
Le vent cacha le murmure odorant de la forêt dans la flûte
que soutenaient, alanguies, des mains blanches.

Mille petits éclats de lune étaient restés accrochés aux branches odorantes
du citronnier.
Dans les branches de l'oranger, devant le porche de bois,
se prirent les mille grains vermeils du soleil
qui approcha timidement les lèvres au bord ébréché
de la cruche, pour boire à satiété.
Les yeux des maisons s'étaient ouverts et regardaient surpris
l'azur si pur de ce jour ensoleillé.

De bon matin les vieilles se sont installées devant la mer
tissant un souvenir sur le métier rougi de leur sang,
tandis que le jour, d'un fil de lumière doré, cousait un tablier
d'écume à la brise des hautes falaises.
Là le vent du sel soufflait dans leurs cheveux gris,
longs et lisses
et les petites fleurs jaunes insulaires de camomille
réunies en bouquets sauvages et odorants
par les poings âpres des rochers.

Chacune trouvait très facilement son aiguille de douleur
dans le pailler de la tristesse.


(Trad Colette)


 
Traducción al español por el mismo Jaume Mesquida.
Clic sur les textes catalans et espagnols pour agrandir

09/11/2015

Temps et silence / Tiempo y silencio

 

Cesaria Evora, ici en espagnol avec le chanteur espagnol des îles Canaries, Pedro Guerra.


Une maison dans le ciel

Un jardin dans la mer
Une alouette sur ton cœur
Un nouveau départ

Un désir d'étoiles
Un soupir* de moineau
Une île dans ton lit
Un coucher de soleil

Temps et silence
Cris et chants
Cieux et baisers
Voix et chagrin

 Naître dans ton rire
 Grandir dans tes larmes
Vivre sur tes épaules
Mourir dans tes bras

(trad:Colette)
 
Una casa en el cielo
Un jardín en el mar
Una alondra en tu pecho
Un volver a empezar
 
Un deseo de estrellas
Un latir de gorrión
Una isla en tu cama
Una puesta de sol
 
Tiempo y silencio
Gritos y cantos
Cielos y besos
Voz y quebranto
 
Nacer en tu risa
Crecer en tu llanto
Vivir en tu espalda
Morir en tus brazos
 
* le mot exact est "battement", mais...