26/04/2014

Turquoises / Turquesas

Il fallait que je la voie cette Cala de San Vicente (Sant Vicenç), absolument. Peinte par de très nombreux artistes, le premier tableau que j'ai vu est celui de William Degouve de Nuncques. Ce devait être l'endroit à la mode, le Deauville ou Ostende majorquin. Seul impératif, y aller avant la saison touristique; il y a environ un mois.
J'ai essayé de photographier le même point de vue adopté par les peintres....
 
La Cala; l'eau y est turquoise, l'ensemble majestueux, splendide, mais....un certain Don Pedro y a construit un hôtel en plein milieu de la petite plage, quasi les pieds dans l'eau. Je préfère ne pas savoir comment ni pourquoi il a obtenu la folle et destructrice autorisation de bâtir.... Heureusement l'hôtel était encore fermé.

Tenía que ver esa Cala San Vicente (Sant Vicenç), absolutamente. Pintada por tantos artistas, - el primero que ví fue, es curioso, de William Degouve de Nuncques -, me imagino que era EL lugar de moda. Único imperativo, acudir antes de la época turística; hace más o menos un mes.
Intenté fotografiar el mismo punto de vista que algunos pintores...

La Cala; el agua es turquesa, el conjunto majestuoso, espléndido, pero....un cierto Don Pedro edificó un hotel en medio de la pequeña playa, casi con los pies en el agua. Prefiero no saber cómo, ni por qué, obtuvo la loca y destructora autorización de construir allí...Menos mal, todavía estaba cerrado.
 
Degouve de Nuncques, Cala San Vicente 1900-1901 Tempête

     



Foto Colette
                   
 
Pilar Montaner
 

 

 
Caja San Vicente Joaquín Sorolla





Turquoises...Turquesas



18/04/2014

Adios y tantas gracias

Gabriel García Marquéz

 

 

Dernier paragraphe du discours de Gabriel García Márquez quand il reçut le prix Nobel en 1982 (Trad: Colo)

"Dans chaque ligne que j'écris j'essaye toujours, avec plus ou moins de bonheur, d'invoquer les esprits farouches de la poésie, et j'essaye de laisser dans chaque mot le témoignage de ma dévotion pour ses vertus de divination, et pour sa victoire permanente contre les sourds pouvoirs de la mort. Le prix que je viens de recevoir je le comprends, en toute humilité, comme la révélation consolatrice que mon essai n'a pas été vain. Et c'est pour cette raison que je vous invite tous à porter un toast à ce qu'un grand poète de nos Amériques, Luis Cardoza y Aragón a défini comme la seule preuve concrète de l'existence de l'homme: la poésie."

 

 

Último párrafo del discurso de G. G. Márquez cuando recibió el Premio Nobel en 1982

"En cada línea que escribo trato siempre, con mayor o menor fortuna, de invocar los espíritus esquivos de la poesía, y trato de dejar en cada palabra el testimonio de mi devoción por sus virtudes de adivinación, y por su permanente victoria contra los sordos poderes de la muerte. El premio que acabo de recibir lo entiendo, con toda humildad, como la consoladora revelación de que mi intento no ha sido en vano. Es por eso que invito a todos ustedes a brindar por lo que un gran poeta de nuestras Américas, Luis Cardoza y Aragón, ha definido como la única prueba concreta de la existencia del hombre: la poesía."

12/04/2014

Je m'accroche à tes pas.../ Me aferro a tu pisada

C'est au Vénézuela que j'ai découvert Estrella Gomes, jeune poétesse née en 1990.
Pas un mot de trop, un beau rythme. Sa poésie m'a touchée.
Deux poèmes trouvés sur la toile, ils n'avaient pas de titre; voici le premier.

Je peux dire, sans trop me tromper, que ce poème un hommage à sa mère.


Es en Venezuela que encontré a Estrella Gomes, joven poetisa nacida en 1990.
No sobra ni una palabra, el ritmo es bonito. Su poesía me ha conmovido.
Dos poemas encontrados en la red, no tenían título; aquí va el primero.

 

Azalea Quiñones  / Venezuela        


 

 

Née d'un V inversé

 déchirée par le vertige en ton ventre

 j'ai su connaître

 le silence de chaque libellule

 posée sur tes doigts

 ceux-là même qui

 me dessinèrent tant de visages

 en saison de pluie

 

Parfois je m'arrête

 et murmure à mon ombre,

 ainsi les aubes

 ne dansent pas à mon balcon

 

 
Aujourd'hui je me penche à la fenêtre
 
la même

 où chaque jour

 je me vois renaître

 en un verbe jamais compris

 je colore ma descente

 de la nuance de tes yeux

 

Peut-être sèmerai-je des prières

 dans le jardin

 afin qu'en foulant la terre

 tu te souviennes

 que je m'accroche à tes pas

 avec chaque cri

 que tu caches en tes pieds.

(Trad: Colette)

 

 
Azalea Quiñones

 

 

Nacida de una V invertida
rasgada por el vértigo en tu vientre
he sabido conocer
el silencio de cada libélula
posada en tus dedos
esos mismos
me dibujaron tantos rostros
en estación de lluvia


A veces suelo detenerme
y susurrarle a mi sombra,
así los amaneceres
no bailan en mi balcón


Hoy me asomo a la ventana
por la misma
donde cada día
me veo renacida
en un verbo nunca entendido
coloreo mi descenso
en el matiz de tus ojos


Quizá siembre oraciones
en el jardín
para que al pisar la tierra
recuerdes
que me aferro a tu pisada
con cada grito
que escondes en tus pies.

 

 

09/04/2014

Intrépides / Intrépidos


Lorsque la pluie cessa ce midi, sur la terrasse deux "moi j'ose tout, et toi?".

Cuando cesó la lluvia este mediodía, en la terraza dos "yo me atrevo a todo, ¿y tú?".

05/04/2014

Autour du ciel / Alrededor del cielo

Ce jour-là il faisait doux. Juste doux.
Assise sous cet arbre, non je ne lisais pas, ne parlais pas, je rêvais.
Ou plutôt je suivais du regard le lent balancement de ces branches. 


Aquel día hacía suave. Solo suave.
Sentada debajo de este árbol, no, no leía, ni hablaba; soñaba.
O más bien seguía con la mirada el lento balanceo de estas ramas.





D'en bas, l'angle de vue était particulier aussi ai-je incliné la tête pour voir autrement.
 Desde abajo, el ángulo de vista era particular así que incliné la cabeza para ver de otra forma.



  
C'est étrange:
même le ciel dit des mots différents quand on tourne autour de lui.

Es extraño:
incluso el cielo dice palabras diferentes cuando se gira a su alrededor.