• Véhémences

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    Vicente Huidobro (poète chilien)



    (...)

    Voilà la mer
    La mer grande ouverte
    Voilà la mer soudain brisée
    Afin que l’œil voie le commencement du monde
    Voilà la mer
    D'une vague à l'autre il y a le temps de la vie
    De ses vagues à mes yeux il y a la distance de la mort

    (Trad: Colette)

     

    (...)

    He ahí el mar
    El mar abierto de par en par
    He ahí el mar quebrado de repente
    Para que el ojo vea el comienzo del mundo
    He ahí el mar
    De una ola a la otra hay el tiempo de la vida
    De sus olas a mis ojos hay la distancia de la muerte

      

         Monumento Al mar

    De Últimos Poemas Póstumo, 1948

                                

     

    La mer s'exprimait avec une véhémence angoissée, mais les hommes ne le comprenaient pas      

     

     
    El Roto / El País 6/02/2014
     

     

     

    Foto El País - Asturias 4/02/2014



  • La peinture de Paul Klee en poème

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    Restons encore au Chili; cette fois avec un poète qui rejoignit à l'âge de 15 ans le groupe surréaliste chilien Mandrágora: Jorge Cáceres 1923-1949
    La juxtaposition des mots a rendu la traduction fort aisée...une fois n'est pas coutume!
     
    Nos quedamos en Chile; esta vez con un poeta que se unió a la edad de 15 años al grupo surrealista chileno Magrágora: Jorge Cáceres 1933-1949
     
     
    P. Klee Plage
     
     

    Paul Klee
     
    Pour être complice du paysage qui bat à tout casser
    Comme un feu bien alimenté haut les mains!
    Les enfants sont coupables de leurs yeux verts sans fin
    Ils ont dissipé le ciel en plein jour
    Avec des rires enchanteurs
    Avec des jeux qui ne sont plus innocents
    Les nuages dans la baignoire le respect des anciens
    Et les grands pièges des calculs précis.

    Les plages sont gardées par des aveugles d'occasion
    Le sens du tact dans l’œil des baigneurs
    Et la courbe de la fièvre sur les grands rochers
    Ils ont perdu leur temps au milieu de la côte
    Sans un mot de récompense ils restent à leur poste
    Sur la balance délicieuse du beau temps.

    Le poulpe le loup le tapir l'hermine
    Ne sont que le jeu de la mémoire
    Mis en relief par l'échelle animale
    Le visage dans le désert les mains en plein champ
    Ont cassé l'anneau des balances.
     
    (Trad: Colette)
     
    L'être gris et la côte 1938
     
     
    Paul Klee

    Para ser cómplice del paisaje que bate a todo vuelo
    Como un fuego bien alimentado arriba las manos!
    Los niños son culpables de sus ojos verdes sin fin
    Ellos han disipado el cielo en pleno día
    Con sonrisas encantadoras
    Con juegos que no son más inocentes
    Las nubes dentro de la bañera el respeto a los mayores
    Y las grandes trampas de los cálculos precisos.


    Las playas están guardadas por ciegos de ocasión
    El sentido del tacto en el ojo de las bañistas
    Y la curva de la fiebre sobre las grandes rocas
    Ellos han perdido su tiempo en plena costa
    Sin una palabra de recompensa permanecen en sus puestos
    Sobre la balanza deliciosa del buen tiempo.
     
    El pulpo el lobo el tapir el armiño
    No son más que el juego de la memoria
    Puesto de relieve por la escala animal
    El rostro en el desierto las manos en pleno campo
    Han quebrado el anillo de las balanzas.