30/10/2012

Un matin d'automne presque banal / Una mañana de otoño casi banal

Tout semblait normal ce matin: ciel mi-nuageux, température douce, la vigne vierge rougissante. 
Todo parecía normal esta mañana: cielo medio nublado, temperatura suave, la parra virgen enrojeciendo.


Un jour d'automne comme un autre.
Plaisir de constater que mes avocats s'arrondissent (pourquoi n'en cultive-t-on pas ici? Ils poussent parfaitement sur mon terrain où il fait plus froid qu'en bien des endroits de l'île), les grenades imitent les avocats mais en rosissant.



Un día de otoño como cualquier otro.
El placer de constatar que mis aguacates redondean (¿por qué no se cultivan aquí? Crecen perfectamente en mi terreno donde hace bastante más frío que en muchos sitios de la isla), las granadas imitan a los aguacates pero coloreándose de rosa.


Il était tôt et les seules rencontres furent animales. Je flâne donc parmi les bosquets, le nez en l'air j'observe un chat qui fait de même. 
 
Era pronto y sólo me encontré con unos animales. Vago por el sotobosque, levanto la vista para observar a un gato que hace lo mismo.
Total, nada que señalar hasta que a la vuelta, pasando por el cercado-prado de cabras, la vi que me miraba.
 
Bref, rien à signaler jusqu'à ce qu'au retour, passant devant l'enclos-prairie aux chèvres, je l'ai vue qui me regardait.



Un regard...ce regard. Una mirada...esa mirada.
 
Je suis rentrée inquiète, ruminant cette phrase lue dans L'insoutenable légèreté de l'être de Milan Kundera:
“La vraie bonté ne peut se manifester en toute pureté et en toute liberté qu'à l'égard de ceux qui ne représentent aucune force. Le véritable test de l'humanité (le plus radical, qui se situe à un niveau si profond qu'il échappe à notre regard), ce sont ses relations avec ceux qui sont à sa merci : les animaux.”

Volví, inquieta, rumiando esta frase leída en “La insoportable levedad del ser” de Milan Kundera:
“La verdadera bondad sólo se puede manifestar con toda pureza y en toda libertad hacia los que no representan ninguna fuerza. El verdadero test de la humanidad (el más radical, que se sitúa a un nivel tan profundo que escapa a nuestra mirada), son las relaciones con los que están a su merced: los animales.”
(Trad: Colette)
 

Commentaires

Bonjour Colette,

Je me suis abonné à votre page. Ce sera plus simple pour vous suivre. Car je ne vous ai pas encore revue dans les invités. Avez-vous contacté M. Mabut?

Toujours autant de plaisir à vous lire et à me promener en votre compagnie, sur votre île dans les décors colorés ou arides, dans la poésie que vous nous proposez, ou dans les sonorités que j'imagine (bien imparfaitement) de la langue espagnole.

Bien à vous, belle soirée Colette!

Écrit par : hommelibre | 01/11/2012

Bonsoir Homme Libre,

Bonne idée! Oui, j'ai déjà signalé par deux fois à Monsieur Mabut que mon blog n’apparait plus dans aucune section du portail des blogs. Patience...

Poursuivez-vous l'étude de cette langue?

Merci, votre compagnie m'est fort agréable dans ces balades.
Belle soirée.

Écrit par : colette | 01/11/2012

Colette, je ne suis pas très assidu dans l'étude de la langue... Je dois vous décevoir sur ce point. :-)

J'ai plusieurs chantiers en cours, et si flirter avec l'espagnol grâce à vous me plaît, je n'ai pas l'énergie pour en faire un vrai objectif. Mais je vais quand-même encore rechercher des prononciations sur le net, je découvre des expressions déjà entendues et dont je comprends le sens grâce à votre billet bilingue.

Par exemple, aujourd'hui:

"¿por qué no se cultivan aquí? "

Cette forme "no se cultivan" est me semble-t-il fréquente en espagnol. Je m'habitue à des mots,comme todo ou mañana (j'ai même trouvé comment écrire ce ñ au clavier!); j'en découvre d'autres comme enrojeciendo - j'ai mis du temps à le comprendre et à le prononcer.

Et quand je tente de lire votre texte espagnol, je sais bien que ma prononciation doit être à peu près celle d'un français s'exerçant à l'anglais, mais je m'imagine la musique et j'aime cela.

Bien à vous Colette.

Écrit par : hommelibre | 01/11/2012

Je vous comprends si bien Homme Libre.
Contrairement à toutes ces annonces fallacieuses "Apprenez l'italien, l’anglais...sans peine /en trois mois", il faut beaucoup de ténacité, de temps et une grande motivation pour dominer une langue étrangère.
Il y a ainsi des années que je me promets que cette fois je vais arriver à parler le majorquin aussi bien que l'espagnol. Et le temps passe; je le comprends très bien mais le baragouine.

Sourire à votre tentative de prononcer "enrojeciendo" car le R suivi d'un J (ici en plus d'un ç!) est vraiment compliqué pour un/e francophone...j'ai mis un temps fou à y arriver.

Belle journée à vous, on annonce du soleil et la disparition des bourrasque, voyons!

Écrit par : colette | 02/11/2012

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