28/01/2012

Herbiers de F. Garcia Lorca / Herbarios, Lorca

 

En 2011 pas moins de cinq billets, tous fort différents, ont été consacrés ici au maestro García Lorca.

Vous avez ainsi pu lire un texte en prose où il nous parle de son enfance, de la nature, pleurer avec les lézards qui ont perdu leur anneau de mariage, vous immerger dans ses poèmes «Nocturnes», humer la brume d'automne et les rêves perdus et finalement, il y a peu, cette Romance de la Peine Noire, vous vous en souvenez? (Clic sur les mots si l'envie vous prend de les relire)

En 2011 no menos de cinco notas, muy diferentes, han sido dedicadas aquí al maestro García Lorca.

Así habéis podido leer un texto en prosa donde nos habla de su infancia, de la naturaleza, llorar con los lagartos que han perdido su anillo de boda, hundiros en sus poemas «Nocturnos», oler la bruma de otoño y los sueños perdidos y finalmente, hace poco, ese Romance de la Pena Negra, ¿os acordaís?

 

Aujourd'hui, dans une catégorie par lui appelée Herbiers, ces textes un peu mystérieux et pleins d'imagination; herbiers des rêves, des bruits...

Hoy, en una categoría por él llamada Herbarios, estos textos un poco misteriosos y llenos de imaginación: herbarios de los sueños, de los ruidos...

 

lll

 

En grand secret, un ami

me montre l'herbier des bruits.

 

(Chut...silence!

La nuit pend du ciel!)

 

À la lumière d'un port perdu

arrivent les échos de tous les siècles.

 

(Chut...silence!

La nuit oscille dans le vent!)

 

(Chut...silence!

De vieilles colères s'enroulent à mes doigts.

 

1927 (Trad: Colette)

 

puesta de sol malgrats 021.jpg

lll


En mucho secreto, un amigo

me enseña el herbario de los ruidos.


(¡Chist...silencio!

¡La noche cuelga del cielo!)


A la luz de un puerto perdido

vienen los ecos de todos los siglos.


(¡Chist...silencio!

¡La noche oscila en el viento!)


(¡Chist...silencio !

Viejas iras se enroscan en mis dedos.


1927

 

ÉCOLE

 

Maitre

 

Quelle jeune fille se marie

avec le vent?

 

Enfantdanzarina despeinada J gonzalez.jpg

 

La jeune fille de tous

les désirs

 

Maitre

Que lui offre

le vent?

 

Enfant

Tourbillons d'or

et cartes superposées.

Maitre

 

Elle lui offre quelque chose?

 

Enfant

 

Son cœur ouvert.

 

Maitre

 

Dites comment elle s'appelle.

 

Enfant

 

Son nom est un secret.

 

(la fenêtre de l'école a un rideau d'étoiles brillantes)

 

 

1927 (Trad: Colette)

 

ESCUELA


Maestro


¿Qué doncella se casa

con el viento?


Niño


La doncella de todos

los deseos.


Maestro


¿Qué le regala

el viento?


Niño


Remolinos de oro

y mapas superpestos.


Maestro


Ella ¿le ofrece algo?


Niño


Su corazón abierto.


Maestro


Decid cómo se llama.


Niño


Su nombre es un secreto.


(La ventana del colegio tiene una cortina de luceros.)

Photo: Colette

Sculpture: Julio González, danzarina despeinada

 

 

 

Commentaires

J'avais un souvenir, juste quelques phrases "La vega palpitó espléndida. Todas las cosas se movieron. Algunos colores se extendieron fuertes y briosos.", et j'ai vite trouvé la source: "Impresiones y paisajes", première oeuvre, si je ne me trompe, de García Lorca.

http://usuaris.tinet.cat/picl/libros/glorca/gl004000.htm

Très beau aussi, dans le thème de la description du paysage.

Bon we

Écrit par : Inma Abbet | 28/01/2012

Rien ne peut me faire plus plaisir que la poésie de F. García Lorca.
Merci et bon weekend!
claire-marie

Écrit par : cmj | 28/01/2012

Inma, c'est curieux la mémoire; certains mots restent gravés à jamais,d'autres s'envolent; como algunos colores...
Merci pour le lien, ce sera un plaisir de relire certains passages, superbe, oui!

Ces Herbarios que je n'avais jamais lus, se trouvent dans "Obras completas" (Aguilar, 1964). Juste 2 pages.

Très bon weekend à vous aussi.

Écrit par : colette | 28/01/2012

Voilà que nous sommes au moins deux, Claire-Marie!
J'y reviens encore et encore, nous nous retrouverons donc...nous faire plaisir.

Merci de votre passage et excellent dimanche.

Écrit par : colette | 28/01/2012

Un délice à découvrir à pas feutrés...

Merci Colette pour cette découverte.

Écrit par : hommelibre | 28/01/2012

Chut...ne pas réveiller les vieilles colères...

Délicieux weekend Homme Libre

Écrit par : colette | 28/01/2012

Bonjour et bravo pour votre Blog très interessant
En échange je vous laisse découvrir mes travaux sur la poesie espagnole et mes mises en musiques et spectacles, hommage à Federico garcia Lorca
A bientot
Bastian

www.bastiansaez.com

Écrit par : Bastian | 28/01/2012

Bastian, comment vous remercier?
Votre version del Lagarto est si légère et profonde; La niña del estanque, superbe...Comment n'avais-je jamais entendu parler de vous?

Dans la programmation pas de trace d'un passage de El canto vivo en Espagne, mais si l'occasion se présente pas trop loin de chez moi...!
Je garde précieusement le lien de votre site.

Muchísimas gracias y hasta pronto.

Écrit par : colette | 28/01/2012

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