12/11/2011

Je suis une pause / Soy una pausa

Entre partir et rester

Entre partir et rester doute le jour,
amoureux de sa transparence.
...

Tout est visible et tout est évasif,
tout est près et tout est intouchable.

Les papiers, le livre, le verre, le crayon
reposent à l'ombre de leurs noms.
...

L’instant se dissipe. Sans bouger,
je reste et je pars: je suis une pause.


(Trad. Colette)

Octavio Paz.

ciel noir 1.jpg

Entre irse y quedarse

Entre irse y quedarese duda el día,
enamorado de su transparencia.
...

Todo es visible y todo es elusivo,

todo está cerca y todo es intocable.


Los papeles, el libro, el vaso, el lápiz

reposan a la sombra de sus nombres.
...

Se disipa el instante. Sin moverme,
yo me quedo y me voy: soy una pausa.

Octavio Paz.

Faire une pause, m'envoler pour quelques jours;
quand on vit sur une île, tout déplacement est un voyage.
Je vous retrouverai vers la fin du mois et " vous souhaite le meilleur", comme on dit en espagnol.
Tomar una pausa, coger el vuelo por unos días;
cuando se vive en una isla, cada desplazamiento es un viaje.
Nos volveremos a encontrar a final de mes, os deseo lo mejor.


Photo: OM, merci!

Commentaires

Oda al amor (Pablo neruda)

Amor, hagamos cuentas.
A mi edad
no es posible
engañar o engañarnos.
Fui ladrón de caminos,
tal vez,
no me arrepiento.
Un minuto profundo,
una magnolia rota
por mis dientes
y la luz de la luna
celestina.
Muy bien, pero, el balance?
La soledad mantuvo
su red entretejida
de fríos jazmineros
y entonces
la que llegó a mis brazos
fue la reina rosada
de las islas.
Amor,
con una gota,
aunque caiga
durante toda y toda
la nocturna
primavera
no se forma el océano
y me quedé desnudo,
solitario, esperando.

Pero, he aquí que aquella
que pasó por mis brazos
como una ola
aquella
que sólo fue un sabor
de fruta vespertina,
de pronto
parpadeó como estrella,
ardió como paloma
y la encontré en mi piel
desenlazándose
como la cabellera de una hoguera.
Amor, desde aquel día
todo fue más sencillo.
Obedecí las órdenes
que mi olvidado corazón me daba
y apreté su cintura
y reclamé su boca
con todo el poderío
de mis besos,
como un rey que arrebata
con un ejército desesperado
una pequeña torre donde crece
la azucena salvaje de su infancia.
Por eso, Amor, yo creo
que enmarañado y duro
puede ser tu camino,
pero que vuelves
de tu cacería
y cuando enciendes
otra vez el fuego,
como el pan en la mesa,
así, con sencillez,
debe estar lo que amamos.
Amor, eso me diste.
Cuando por vez primera
ella llegó a mis brazos
pasó como las aguas
en una despeñada primavera.
Hoy
la recojo.
Son angostas mis manos pequeñas
las cuencas de mis ojos
para que ellas reciban
su tesoro,
la cascada
de interminable luz, el hilo de oro,
el pan de su fragancia
que son sencillamente, Amor, mi vida.

Écrit par : Patoucha | 12/11/2011

@Gracias Patoucha, un superbe poème qui réunit les thèmes favoris de Neruda: l'amour, les îles, la mer, y la luz! Bon dimanche.

Écrit par : colette | 13/11/2011

Toi, l’aigle, chef d’orchestre,


Toi chef d’orchestre oiseau,
comme un aigle royal
tu surplombes la scène,
et fait en magicien
sourdre de ta baguette
des hymnes libertés
Oh, Mikis un tonnerre
Est passé dans ta voix.
Toi, aigle des tréteaux
Tu es comme la mer
et ses vagues incessantes
qui font chavirer,
de joie et de bonheur,
Une foule haletante
Oh, Mikis tout un monde
Vibre à tes musiques

Toi maître des musiques
Avec le bouzouki
Tu fais jaillir des sons.
pareils à des galets
qui réchauffent nos cœurs
de trilles de velours
Oh, Mikis un tonnerre
Est passé dans ta voix.
Toi, le grand capitaine
des chants et de musique
Sur les tréteaux dressés
tu fais le chanter la foule,
d’un chœur à l’unisson
criant démocratie !
Oh, Mikis, la ferveur
Tu sais communiquer

Toi l’honneur de la Grèce
Avec ton seul talent
Tu, fis tomber la junte,
Renaître liberté
La tragédie chez toi,
Est une arme de feu
Oh, Mikis, notre ami
De tes sons enchantés
Nous avons grand besoin.

Paul d’Aubin (Paul Arrighi), Toulouse, ((Historien, Homme de Lettres, et Poète)
- E-mail : paul20.arrighi@numericable.fr

Écrit par : Paul Arrighi | 23/02/2013

Le cri d’Alep,

Combien sont-ils réfugiés dans les caves
à tromper provisoirement la mort
en se promettant une vie meilleure, où leur voix soit entendue
ou en songeant au paradis promis aux martyrs ?

Et ce cinéaste kurde qui vivait à Paris et voulait voler des images à l'anonymat de la grande faucheuse.
Il est parti là-bas muni de l'espoir fou que parfois les images savent atteindre le cœur des hommes.
Certains les appellent des Djihadistes et tremblent pour leur propre liberté d’opinion, et pour les femmes qui sont traitées comme moins que rien par une masculinité égarée.

D’autres défendent tout simplement un même droit des gens pour tous les êtres sur la Planète
Pourquoi être né Arabe, Juif, Kurde ou noir, devrait-il à jamais vous rendre la vie plus précaire et vous priver du Droit de choisir vos gouvernants ?
Il fut un temps où des évêques catholiques bénissaient les armes des troupes de Franco et appelaient à libérer l’Espagne des «rouges».
Durant ce temps Orwell, Hemingway et bien d’autres quittèrent leur quiétude pour défendre l’Humanisme et l’Humanité aux prises avec les cris du «Viva la Muerte» fasciste.

Que l’on m’explique, aujourd’hui pourquoi, la circonstance de naître dans le croissant fertile devrait vous valoir la servitude à vie ?
Et de vivre dans le servage de régimes militaires et de tyrans corrompus ?
La question de la Religion ne masque-t-elle pas une comptabilité inégalitaire et sordide des hommes ?
Là, en terre d’Islam, vous seriez condamnés à courber le dos entre le bâton et les balles du policier ou la vision et les sermons réducteurs des théocrates et de ceux qui osent se nommer : «Le parti de Dieu» ?
Qui ose ainsi trancher dans l’Humain et réduire le besoin et le souffle des Libertés à certains Peuples ; blancs et riches, de préférence ?

Allons mes ami(e)s, n’oublions pas le message universel des Hume, Paine, Voltaire qui permit à nos anciens de prendre les Bastilles.
Le Droit à la vie et à la liberté n’est pas d’un continent, ni d’une couleur de peau, ni d’une religion ; il est Universel comme le sourire du jeune enfant à sa mère.
Assez de discriminations et d’hypocrisies ; dénonçons l’imposture des tyrans et les veules par trop intéressés qui nous voudraient taisant et tranquilles.
Il est un Monde nouveau qui ne demande qu’à grandir et à vivre si bien sûr, on ne le tue pas avant ou si on ne lui met pas le bâillon.
Ami(e)s ne te fait pas dicter ta conduite par ceux qui sont payés pour écrire que l’ordre immuable doit toujours se perpétuer.
Ose ouvrir les yeux même aux spectacles les plus insoutenables et entendre ce long chœur de gémissements qui est l'Humanité souffrante dont tu fais intrinsèquement partie toi-même, avec les mêmes droits et devoirs.
C’est l’Humanité souffrante qui frappe, devant l’écran de ton téléviseur quand ta journée de travail finie tu t’assoupis et il est trop facile et fallacieux de te dire que des spécialistes vont régler les problèmes à ta place.
Hélas si tous raisonnent ainsi ; rien ne bougera et les Tyrans succéderont aux Tyrans comme les malédictions de Job.
Peut-être ta faible voix comme celle du rouge-gorge doit se mêler à la symphonie du Monde pour qu'enfin puissent tomber les préjugés entre les êtres et les murailles de Jéricho ?

Paul d’Aubin (Paul Arrighi), Samedi 24 août 2013

Écrit par : Paul Arrighi | 24/08/2013

Hourra, Hourra; Automne chéri

Cher automne tu es vraiment ma saison chérie,
Tu portes la couleur dorée des pêches et des prunes
Avec quelques reflets de raisin de Moissac,
Alors que les feuillages roux te font un tapis d’or.

Tu es la saison chère des amours romantiques
Et des êtres esseulés qui goûtent tant ta lumière
Tamisée, tes tons délicats et ta nature de velours
Automne, tu es Femme splendide qui le sait et en joue.

Cher automne tu flamboies partout où l’on te trouve,
des châtaigniers de Corse, aux eaux de la Volga.
Ta couleur préférée est le roux mordoré
avec quelques nuances de soleil flamboyant.

Automne, tu es par excellence la saison intellect
Où poètes, penseurs trouvent l’inspiration,
propice à leurs rêves et à leurs créations
tu nous tends le miroir de la contemplation.

Ton ciel devient tapisserie avant que le soir tombe,
et soleil, nuages et lune jouent un ballet de feu
Il reste en toi assez du bouillonnement cruel de l’’été
Peu à peu refroidies par Eole qui pointe et les jours rétrécis.

Ce n’est qu’en fin d’automne que tes atours déclinent
Avec quelques journées d’une telle beauté
Que notre cœur se serre à devoir te laisser
Peu à peu t’engourdir dans un linceul d’hiver.

Paul Arrighi,(Toulouse,le samedi 26 octobre 2013)

Écrit par : Paul Arrighi | 27/10/2013

Le ciel comme une tapisserie, l'image est si vraie en cet automne étrangement chaud où le ciel se moutonne d'oranges et de bleus inexplicables.
Grand merci Paul, passez un bon dimanche.

Écrit par : colette | 27/10/2013

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