Je suis une pause / Soy una pausa

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Entre partir et rester

Entre partir et rester doute le jour,
amoureux de sa transparence.
...

Tout est visible et tout est évasif,
tout est près et tout est intouchable.

Les papiers, le livre, le verre, le crayon
reposent à l'ombre de leurs noms.
...

L’instant se dissipe. Sans bouger,
je reste et je pars: je suis une pause.


(Trad. Colette)

Octavio Paz.

ciel noir 1.jpg

Entre irse y quedarse

Entre irse y quedarese duda el día,
enamorado de su transparencia.
...

Todo es visible y todo es elusivo,

todo está cerca y todo es intocable.


Los papeles, el libro, el vaso, el lápiz

reposan a la sombra de sus nombres.
...

Se disipa el instante. Sin moverme,
yo me quedo y me voy: soy una pausa.

Octavio Paz.

Faire une pause, m'envoler pour quelques jours;
quand on vit sur une île, tout déplacement est un voyage.
Je vous retrouverai vers la fin du mois et " vous souhaite le meilleur", comme on dit en espagnol.
Tomar una pausa, coger el vuelo por unos días;
cuando se vive en una isla, cada desplazamiento es un viaje.
Nos volveremos a encontrar a final de mes, os deseo lo mejor.


Photo: OM, merci!

Commentaires

  • Oda al amor (Pablo neruda)

    Amor, hagamos cuentas.
    A mi edad
    no es posible
    engañar o engañarnos.
    Fui ladrón de caminos,
    tal vez,
    no me arrepiento.
    Un minuto profundo,
    una magnolia rota
    por mis dientes
    y la luz de la luna
    celestina.
    Muy bien, pero, el balance?
    La soledad mantuvo
    su red entretejida
    de fríos jazmineros
    y entonces
    la que llegó a mis brazos
    fue la reina rosada
    de las islas.
    Amor,
    con una gota,
    aunque caiga
    durante toda y toda
    la nocturna
    primavera
    no se forma el océano
    y me quedé desnudo,
    solitario, esperando.

    Pero, he aquí que aquella
    que pasó por mis brazos
    como una ola
    aquella
    que sólo fue un sabor
    de fruta vespertina,
    de pronto
    parpadeó como estrella,
    ardió como paloma
    y la encontré en mi piel
    desenlazándose
    como la cabellera de una hoguera.
    Amor, desde aquel día
    todo fue más sencillo.
    Obedecí las órdenes
    que mi olvidado corazón me daba
    y apreté su cintura
    y reclamé su boca
    con todo el poderío
    de mis besos,
    como un rey que arrebata
    con un ejército desesperado
    una pequeña torre donde crece
    la azucena salvaje de su infancia.
    Por eso, Amor, yo creo
    que enmarañado y duro
    puede ser tu camino,
    pero que vuelves
    de tu cacería
    y cuando enciendes
    otra vez el fuego,
    como el pan en la mesa,
    así, con sencillez,
    debe estar lo que amamos.
    Amor, eso me diste.
    Cuando por vez primera
    ella llegó a mis brazos
    pasó como las aguas
    en una despeñada primavera.
    Hoy
    la recojo.
    Son angostas mis manos pequeñas
    las cuencas de mis ojos
    para que ellas reciban
    su tesoro,
    la cascada
    de interminable luz, el hilo de oro,
    el pan de su fragancia
    que son sencillamente, Amor, mi vida.

  • @Gracias Patoucha, un superbe poème qui réunit les thèmes favoris de Neruda: l'amour, les îles, la mer, y la luz! Bon dimanche.

  • Toi, l’aigle, chef d’orchestre,


    Toi chef d’orchestre oiseau,
    comme un aigle royal
    tu surplombes la scène,
    et fait en magicien
    sourdre de ta baguette
    des hymnes libertés
    Oh, Mikis un tonnerre
    Est passé dans ta voix.
    Toi, aigle des tréteaux
    Tu es comme la mer
    et ses vagues incessantes
    qui font chavirer,
    de joie et de bonheur,
    Une foule haletante
    Oh, Mikis tout un monde
    Vibre à tes musiques

    Toi maître des musiques
    Avec le bouzouki
    Tu fais jaillir des sons.
    pareils à des galets
    qui réchauffent nos cœurs
    de trilles de velours
    Oh, Mikis un tonnerre
    Est passé dans ta voix.
    Toi, le grand capitaine
    des chants et de musique
    Sur les tréteaux dressés
    tu fais le chanter la foule,
    d’un chœur à l’unisson
    criant démocratie !
    Oh, Mikis, la ferveur
    Tu sais communiquer

    Toi l’honneur de la Grèce
    Avec ton seul talent
    Tu, fis tomber la junte,
    Renaître liberté
    La tragédie chez toi,
    Est une arme de feu
    Oh, Mikis, notre ami
    De tes sons enchantés
    Nous avons grand besoin.

    Paul d’Aubin (Paul Arrighi), Toulouse, ((Historien, Homme de Lettres, et Poète)
    - E-mail : paul20.arrighi@numericable.fr

  • Le cri d’Alep,

    Combien sont-ils réfugiés dans les caves
    à tromper provisoirement la mort
    en se promettant une vie meilleure, où leur voix soit entendue
    ou en songeant au paradis promis aux martyrs ?

    Et ce cinéaste kurde qui vivait à Paris et voulait voler des images à l'anonymat de la grande faucheuse.
    Il est parti là-bas muni de l'espoir fou que parfois les images savent atteindre le cœur des hommes.
    Certains les appellent des Djihadistes et tremblent pour leur propre liberté d’opinion, et pour les femmes qui sont traitées comme moins que rien par une masculinité égarée.

    D’autres défendent tout simplement un même droit des gens pour tous les êtres sur la Planète
    Pourquoi être né Arabe, Juif, Kurde ou noir, devrait-il à jamais vous rendre la vie plus précaire et vous priver du Droit de choisir vos gouvernants ?
    Il fut un temps où des évêques catholiques bénissaient les armes des troupes de Franco et appelaient à libérer l’Espagne des «rouges».
    Durant ce temps Orwell, Hemingway et bien d’autres quittèrent leur quiétude pour défendre l’Humanisme et l’Humanité aux prises avec les cris du «Viva la Muerte» fasciste.

    Que l’on m’explique, aujourd’hui pourquoi, la circonstance de naître dans le croissant fertile devrait vous valoir la servitude à vie ?
    Et de vivre dans le servage de régimes militaires et de tyrans corrompus ?
    La question de la Religion ne masque-t-elle pas une comptabilité inégalitaire et sordide des hommes ?
    Là, en terre d’Islam, vous seriez condamnés à courber le dos entre le bâton et les balles du policier ou la vision et les sermons réducteurs des théocrates et de ceux qui osent se nommer : «Le parti de Dieu» ?
    Qui ose ainsi trancher dans l’Humain et réduire le besoin et le souffle des Libertés à certains Peuples ; blancs et riches, de préférence ?

    Allons mes ami(e)s, n’oublions pas le message universel des Hume, Paine, Voltaire qui permit à nos anciens de prendre les Bastilles.
    Le Droit à la vie et à la liberté n’est pas d’un continent, ni d’une couleur de peau, ni d’une religion ; il est Universel comme le sourire du jeune enfant à sa mère.
    Assez de discriminations et d’hypocrisies ; dénonçons l’imposture des tyrans et les veules par trop intéressés qui nous voudraient taisant et tranquilles.
    Il est un Monde nouveau qui ne demande qu’à grandir et à vivre si bien sûr, on ne le tue pas avant ou si on ne lui met pas le bâillon.
    Ami(e)s ne te fait pas dicter ta conduite par ceux qui sont payés pour écrire que l’ordre immuable doit toujours se perpétuer.
    Ose ouvrir les yeux même aux spectacles les plus insoutenables et entendre ce long chœur de gémissements qui est l'Humanité souffrante dont tu fais intrinsèquement partie toi-même, avec les mêmes droits et devoirs.
    C’est l’Humanité souffrante qui frappe, devant l’écran de ton téléviseur quand ta journée de travail finie tu t’assoupis et il est trop facile et fallacieux de te dire que des spécialistes vont régler les problèmes à ta place.
    Hélas si tous raisonnent ainsi ; rien ne bougera et les Tyrans succéderont aux Tyrans comme les malédictions de Job.
    Peut-être ta faible voix comme celle du rouge-gorge doit se mêler à la symphonie du Monde pour qu'enfin puissent tomber les préjugés entre les êtres et les murailles de Jéricho ?

    Paul d’Aubin (Paul Arrighi), Samedi 24 août 2013

  • Hourra, Hourra; Automne chéri

    Cher automne tu es vraiment ma saison chérie,
    Tu portes la couleur dorée des pêches et des prunes
    Avec quelques reflets de raisin de Moissac,
    Alors que les feuillages roux te font un tapis d’or.

    Tu es la saison chère des amours romantiques
    Et des êtres esseulés qui goûtent tant ta lumière
    Tamisée, tes tons délicats et ta nature de velours
    Automne, tu es Femme splendide qui le sait et en joue.

    Cher automne tu flamboies partout où l’on te trouve,
    des châtaigniers de Corse, aux eaux de la Volga.
    Ta couleur préférée est le roux mordoré
    avec quelques nuances de soleil flamboyant.

    Automne, tu es par excellence la saison intellect
    Où poètes, penseurs trouvent l’inspiration,
    propice à leurs rêves et à leurs créations
    tu nous tends le miroir de la contemplation.

    Ton ciel devient tapisserie avant que le soir tombe,
    et soleil, nuages et lune jouent un ballet de feu
    Il reste en toi assez du bouillonnement cruel de l’’été
    Peu à peu refroidies par Eole qui pointe et les jours rétrécis.

    Ce n’est qu’en fin d’automne que tes atours déclinent
    Avec quelques journées d’une telle beauté
    Que notre cœur se serre à devoir te laisser
    Peu à peu t’engourdir dans un linceul d’hiver.

    Paul Arrighi,(Toulouse,le samedi 26 octobre 2013)

  • Le ciel comme une tapisserie, l'image est si vraie en cet automne étrangement chaud où le ciel se moutonne d'oranges et de bleus inexplicables.
    Grand merci Paul, passez un bon dimanche.

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