23/07/2011

Vagues de sable /Olas de arena

« L’homme écrit sur le sable
Moi ça me convient bien ainsi
L’effacement ne me contrarie pas,
A marée descendante je recommence »
Jean Dubuffet.

 

 “El hombre escribe en la arena

A mi me conviene así

Su borrado no me contraría

A marea baja vuelvo a empezar”

Jean Dubuffet.

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« Sable du temps » auteure franco-suisse du blog Voix de l’oubli et Colette se sont unies cette semaine pour mitonner ce billet sur…le sable.

Des moments d’échanges passionnants, enrichissants, à distance, nous ne nous sommes jamais vues ; si loin, et pourtant si proches.

                                                                Magie des mots ...

 

 

 

            Sables mouvants Jacques Prévert

Démons et merveilles
Vents et marées
Au loin déjà la mer s'est retirée
Et toi
Comme une algue doucement caressée par le vent
Dans les sables du lit tu remues en rêvant
Démons et merveilles
Vents et marées
Au loin déjà la mer s'est retirée
Mais dans tes yeux entrouverts
Deux petites vagues sont restées
Démons et merveilles
Vents et marées
Deux petites vagues pour me noyer.

 

                                                              

                                                                         ARENAS MOVEDIZAS  Jacques Prévert               

 

Demonios y maravillas
    Vientos y mareas
           A lo lejos ya el mar se ha retirado

Y tú
   Como un alga dulcemente acariciada por el viento
           En las arenas del lecho te agitas entre sueños
                Demonios y maravillas
            Vientos y mareas
          A lo lejos ya el mar se ha retirado
           Pero en tus ojos entreabiertos

Dos pequeñas olas se han quedado
               Demonios y maravillas
                   Vientos y mareas
          Dos pequeñas olas para ahogarme.
(trad.Colette)

 

 

 

sable.JPG

 

De sable et d'eau

 

Le Vent de la mer m'a soufflé

j’ai mille ans

mais je n’ai pas le temps.

Château de sable

lève l'ancre !

l'océan se retire

et t'emporte

vers d' autres rivages,

là où la vague

n'atteindra jamais la dune

là où s'enlisent les rêves

frangés d'écume.

Glisse à travers les reflets

de brume grise,

caresse les mots,

fils d'or et d'argent

entrelacés,

révèle nos serments oubliés

et disparais

dans l'émouvance des sables

du temps.

(texte : Sable du temps)

 

Ajout un peu surréaliste d’un ami doué :

 

Le vent de la mer m’a soufflé

silence !

des mots, un colosse

majestueux, si lent,

ici, Victor Hugo Boss.

 

De arena y agua

 

El Viento del mar me ha susurrado

tengo mil años

pero no tengo tiempo.

Castillo de arena

¡levanta el ancla!

El océano se retira

Y te lleva

Hacia otras orillas

allá donde la ola

jamás alcanzará la duna

allá donde se hunden los sueños

festoneados de espuma.

Resbala entre los reflejos

de bruma gris,

acaricia las palabras,

hilos de oro y plata

entrelazados,

 desvela nuestros juramentos olvidados

y desaparece

en las arenas movedizas

del tiempo.

 

Texto: Sable du temps.

 

Añadido un poco surrealista de un amigo talentoso:

 

El viento del mar me ha susurrado

¡silencio!

de las palabras, un coloso

majestuoso, tan lento,

aquí Víctor Hugo Boss.

 

 

                                                 Vague de sable,

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de dunes en châteaux, joue sur le vent, emplis les seaux multicolores des enfants sur la grève, et quand viendra le soir, effleure de mille grains nos yeux endormis. (S. du T.)

 

                                                  Ola de arena,

 de dunas en castillos, juega en el viento, llena los cubos multicolores de los niños en la playa, y cuando venga la noche, roza de mil granitos nuestros ojos dormidos.

 

Photos 1 et 2, Sable du temps, photo 3 prise au Sénégal par I. Pampín, ¡gracias!

Traductions en español, Colette

 

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