21/05/2011

On the rocks

novembre 09 024.jpg

Le vent courbe les joncs sur le rocher superbe,
Et de l'enfant qui chante il emporte la voix.
O vent ! que vous courbez à la fois de brins d'herbe !
Et que vous emportez de chansons à la fois !

 

Victor Hugo, Promenade dans les rochers II (extrait, lire le poème entier ici)

 

 

 

El viento acuesta los juncos sobre la magnífica roca,

Y del niño que canta la voz arrastra.

¡Oh viento! ¡Cuántas briznas de hierba curvas a la vez!

¡Y cuántas canciones a la vez te llevas!

 

Victor Hugo, Paseo por las rocas II (extracto) Trad.Colette…no rima, ¡lo siento!

 

 

mayo 2011 035.jpgDimanche matin gris-pluie. Direction centre-sud, à Cap Blanc, le nom est le même en majorquin qu’en français, en espagnol c’est Cabo Blanco.

 Un endroit si spécial, solitaire, bordé d’une falaise qui de loin semble blanche, où se dresse un phare blanc, où volent  et nichent de nombreuses mouettes, mais surtout où le vent souffle avec force, quasi en permanence. Les quelques arbustes existants sont penchés, l’écume a creusé des trous dans la roche qui couvre le sol.

Et curieusement, à notre enchantement, nous découvrons en regardant de près que de minuscules plantes, fleurs et lichens ont réussi à s’installer dans des sortes de mini baignoires laissées par la mer. S’agenouiller et admirer.

On dirait des jardins lilliputiens, habilement agencés.

 

Domingo por la mañana, gris-lluvia. Dirección centro-sur, a Cabo Blanco, Cap Blanc en mallorquín.Roca lichens tania.jpg

Un lugar tan especial, solitario, bordeado por un barranco que de lejos parece blanco, donde domina un faro blanco, donde vuelan y anidan multitud de gaviotas, pero sobre todo donde sopla, casi siempre, con fuerza el viento. Los pocos arbustos existentes están encorvados y la espuma del mar ha cavado hoyos en la roca que cubre el suelo.

Y curiosamente, para nuestro encanto descubrimos, al mirar de cerca, que unas plantas minúsculas, flores y líquenes han conseguido instalarse en unas mini bañeras dejadas por el mar. Arrodillarse y admirar.

Parecen unos jardines liliputienses, hábilmente agenciados.

 

Photos: 1-2 Colette, 3 Tania (gracias) Clic pour agrandir les photos.

Commentaires

Invitation au voyage, à la recherche de traces de vie sur cette terre nue que la mer caresse.

Belle image, bel espace.

Bon dimanche, Colette.

Écrit par : hommelibre | 22/05/2011

Le volcan du parc Yellowstone fait des siennes, son niveau de dangerosité a été relevé à l'échelle -1. C'est un super volcan capable d'éteindre une partie de la vie sur terre. Les volcans ont par le passé fait émmerger cette vie complexe, même dans l'acide.

L'eau , l'air la terre le feu, le chaot, le hazard, les coïncidences, la physique, la chimie.....Le soleil et une planète tellurique placée au bon endroit....Et nous et nous, les tétrapodes....

Bonne journée.

Écrit par : Pierre NOËL | 22/05/2011

Bonjour Homme Libre,

Étonnement de voir des plantes, multiples, pousser sans terre aucune. Moments poétiques sans aucun doute..
Ici c'est journée électorale après une semaine d’indignations collectives; je suppose que vous l'avez vu, entendu et lu.
Belle journée à vous aussi.

Écrit par : colette | 22/05/2011

Bonjour Pierre,

Oui, j'ai lu que ce volcan se manifeste violemment...pourvu que....
Que sommes -nous devant des forces pareilles?

Ici nous ne sommes pas en terrain volcanique, mais ces lichens ocres relèvent de la chimie...de l'alchimie? Thym et romarin y poussent aussi mais sont de taille très réduite pour résister au vent, ou à cause de lui.
Merci d'être passé, bon dimanche.

Écrit par : colette | 22/05/2011

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