02/10/2010

Le vent de P.Neruda /El viento de P.Neruda

Les îles Malgrats, îlettes au sud-ouest de mon île, semblent en plein jour de simples rochers. Au coucher du soleil, fouettées par le vent, les voilà.

Las islas Malgrats, unas minúsculas islitas al suroeste de mi isla, parecen de día simples rocas. Aquí las tienen, batidas por el viento, a la puesta del sol.

 

puesta de sol malgrats 001.jpg

Le vent est un cheval :

  écoute comme il court

 à travers mer et ciel.

 

Il veut m’emmener : écoute

comme il parcourt le monde

   pour m’emmener au loin.

              ---------

Laisse courir le vent

  couronné d’écume,

qu’il m’appelle et me cherche

   galopant dans l’ombre,

   tandis que moi, submergépuesta de sol malgrats 005.jpg

   sous tes grands yeux,

  pour cette seule nuit

je me reposerai, mon amour. (Le vent dans l’île. Pablo Neruda)

 

El viento es un caballo:

   óyelo cómo corre

por el mar, por el cielo.

 

Quiere llevarme: escucha

 cómo recorre el mundo

   para llevarme lejos.

       -------

Deja que el viento corra

  coronado de espuma,

que me llame y me busque

  galopando en la sombra,

   mientras yo, sumergido

     bajo tus grandes ojos,

        por esta noche sola

    descansaré, amor mío. (El viento en la isla. Pablo Neruda)

 

 

 

Ode à la mer de Pablo Neruda est un beau et long poème, il ressemble à une prière, vous le trouverez ici dans une excellente traduction de Ricard Ripoll i Villanueva.

 Oda al mar de Pablo Neruda es un poema precioso, largo, parecido a una plegaria; lo encontraréis aquí con una traducción de Ricard Ripoll i Villanueva

 

 

puesta de sol malgrats 014.jpg

En voici les derniers vers / Aquí tienen los últimos versos.

 

Nous résoudrons tout

petit à petit :

nous t’obligerons, mer,

nous t’obligerons, terre,

à faire des miracles,

car en nous-mêmes,

dans la lutte,

il y a le poisson, il y a le pain,

il y a le miracle.

 

Todo lo arreglaremos

poco a poco:

te obligaremos , mar

te obligaremos, tierra,

a hacer milagros,

porque en nosotros mismos,

en la lucha,

está el pez, está el pan,

está el milagro.

Commentaires

Bonsoir Colette, les poémes de P. NERUDA sont intemporels. Je me régale avec l'ode à la mer. Merci de ressortir ces poétes devenu désuets pour certains et qui gardent tout leur charme et un côté suranné que je trouve plaisant. Je passe tardivement car le mois d'octobre est un peu un mois de marathonéen pour moi. J'espère que ta rentrée s'est bien déroulée avec un planning conforme à tes désirs. Je te souhaite un bon début de semaine et biz bien cordiale. PS : c'est toujours un plaisir de te lire

Écrit par : veb | 04/10/2010

Bonjour Veb, merci de ton passage. Quand je lis des poèmes de P. Neruda je ne peux m'empêcher de penser au film "Il Postino"; je suppose que tu l'as vu, non?
Bon courage pour ton travail, j'espère que tu auras quand même le temps d'écouter le vent...de temps en temps. Je t'embrasse.

Écrit par : colette | 06/10/2010

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